Album
Soleil Cerise
Soleil Cerise
Telle une toile où s’entremêlent sons et couleurs, ce disque constitue une invitation au voyage intérieur. Chaque compositeur dévoile son microcosme et convie l’auditeur à un moment suspendu, entre recueillement et rêves d’ailleurs…
Soleil Cerise, c’est « Un dessin tout d’abord, puis de lointaines cloches en canon avant la déferlante des vingt doigts… » (Boris Clouteau)
Oscillations et fluctuations nous mène dans un univers « immobile, instable, sentencieux puis vaporeuux ». (Benoît Louette).
Le tableau suivant propose une « Musique systématique, obsessionnelle… un refrain par trois fois tente sa chance » dans Mode d’emploi (Boris Clouteau).
Quant à Dire, pièce inspirée par le livre éponyme de Danielle Collobert, la matière sonore modèle les « mouvements d’un corps, ses soubresauts ou son apaisement, son élévation ou sa chute. Le degré d’agitation se lit alors dans les variations de densités rythmiques, tandis que l’équilibre se mesure à l’éloignement d’un si bémol central, véritable point d’ancrage et centre d’inertie de ce corps devenu piano, le si bémol étant également les initiales des dédicataires » (Jean-Pascal Chaigne).
Le jardin étincellant en cache beaucoup d’autres ! Comment ne pas confondre dans un même souvenir Jardins sous la pluie de Debussy, le Jardin féérique de Ma mère l’oye de Ravel, Le livre des jardins suspendus de Schoenberg (il s’agit de ceux de Babylone, à propos desquels le poète Stefan George a tissé d’étranges guirlandes languides), avec celui de l’enfance du compositeur où, « accroupi dans un parterre de myosotis, j’écoutais le frémissement des feuilles des peupliers sous le vent, au bord d’un canal au nom presque exotique de Saint-Eutrope… » (Jacques Lenot).
Le voyage s’achève avec la Valse, sur fond de guerre et coups de canon : « Des nuées tourbillonnantes laissent entrevoir, par éclaircies, des couples de valseurs (…), Une cour impériale, vers 1855 » (Maurice Ravel)